Les cheveux sont l’un des signes les plus forts de l’identité d’une personne et ils sont aussi un symbole de jeunesse et de vitalité. En ce sens, la perte des cheveux est une pathologie qui a une incidence profonde sur l’image d’une personne, avec les répercussions émotionnelles qui en résultent (anxiété, dépression, insécurité). Il est donc important de prévenir la chute capillaire ou, si elle est déjà en cours, d’initier un traitement visant à la réduire dans la mesure du possible.

Physiologie du cuir chevelu et des cheveux

La peau du cuir chevelu présente certaines différences par rapport à la peau des autres zones de l’organisme. Elle est spécialisée dans la fabrication de follicules pileux. À l’âge adulte, 1 cm2 de cuir chevelu est capable de former 200-300 follicules pileux.

La diminution de la vascularisation de la zone frontale et pariétale par rapport aux zones temporale et occipitale peut entraîner une insuffisance de la circulation sanguine dans cette zone. Dans la partie supérieure, le canal folliculaire est constitué d’une série de gousses épithéliales.

C’est le conduit par lequel les cheveux déjà formés sortiront à la surface. Chaque follicule est associé à un muscle et une glande sébacée. Celle-ci contribue à former l’émulsion hydrolipidique pour lubrifier les cheveux.

Cycle capillaire

La croissance des cheveux est cyclique. Trois phases sont alternées :

  • phase anagène (croissance) : elle dure entre 3 et 7 ans, selon la zone du cuir chevelu et représente 85% des cheveux. Les cheveux ont un bulbe arrondi avec une papille dermique en bon état et grandit d’environ 1 cm par mois ;
  • phase catagène (transition) : elle dure entre 2 et 4 semaines et représente 1% des cheveux. Les cheveux cessent de croître et l’ampoule prend une forme cylindrique, réduit sa taille et perd le contact avec la papille dermique ;
  • phase télogène (repos) : elle dure entre 2 et 4 mois. Le follicule se repose avant de commencer une nouvelle phase anagène. Les cheveux se détachent d’eux-mêmes ou ils sont poussés par les nouveaux cheveux qui arrivent. Dans des conditions normales, 14% des cheveux sont dans ce stade. Dans chaque follicule pileux se succéderont 25 à 30 cycles tout au long de la vie.

Causes de la perte de cheveux

La perte de cheveux est un phénomène normal dans une certaine mesure. En effet, chaque jour, entre 50 et 100 cheveux sont naturellement perdus. Une chute supérieure peut être la conséquence de plusieurs causes.

Chute saisonnière

Au printemps et à l’automne, les cheveux sont remplacés de manière saisonnière et la chute peut être supérieure à la normale, entre 150 et 300 cheveux.

Alopécie androgénique

C’est une chute capillaire progressive, causée par l’interaction de trois facteurs : origine hormonale, prédisposition génétique héréditaire et augmentation de l’âge.

Alopécie réactionnelle

C’est une chute capillaire soudaine. Elle peut avoir différentes causes :

  • médicaments et traitements pharmacologiques ;
  • pathologies ;
  • origine immunitaire (alopécie areata) ;
  • effluvium télogène (après un choc intense).

Changements hormonaux

Les changements hormonaux peuvent provoquer la chute des cheveux.

Accouchement

L’alopécie apparaît 2-3 mois après l’accouchement en raison d’un changement soudain des niveaux hormonaux, ce qui favorise un passage brusque de la phase anagène à la phase télogène, causant une chute capillaire rapide et diffuse qui dure généralement environ 6 mois.

Ménopause

Le déséquilibre hormonal provoqué par la ménopause associé à la perte de densité capillaire propre à l’âge provoquent la présence d’un cheveu plus mince, cassant et plus vulnérable à la chute.

Tabac

On suppose qu’il génère un stress oxydatif, déclencheur de la production de cytokines inflammatoires qui inhiberaient la croissance du follicule pileux.

Alopécie traumatique

Elle est causée par des techniques de coiffure agressives :

  • utilisation excessive du fer à lisser, du fer à friser ou du sèche-cheveux ;
  • coloration ;
  • décoloration ;
  • etc

Trichotillomanie

Il s’agit de l’habitude compulsive de se tirer les cheveux pour les arracher. Elle touche généralement les jeunes enfants ou adolescents et est souvent liée à des périodes de stress ou d’anxiété.

Traitements de la perte de cheveux

Pour la perte de cheveux, il n’existe pas un traitement unique. En effet, les traitements vont dépendre directement de la cause de la chute de cheveux. Par exemple, si la perte capillaire est provoquée par une pathologie, ce sera le traitement de la maladie qui aura une action sur le problème.

En général, la pelade est traitée avec des médicaments ou des rayons ultra-violets. L’effluvium télogène ne nécessite pas de traitement car les cheveux repousseront naturellement, des compléments alimentaires à base de fer peuvent être pris pour accélérer le processus de repousse. Il existe certaines mesures de prévention notamment dans le cas de la calvitie où des traitements peuvent être pris avant que le problème n’apparaisse. Par ailleurs, si une personne souffre d’une perte de cheveux conséquente, le traitement le plus efficace et qui offre les résultats les plus durables et appréciables, c’est la greffe de cheveux.