Lorsqu’une alopécie est liée aux gènes, la perte de cheveux qui s’en suit est qualifiée de calvitie héréditaire. Aujourd’hui, il est fréquent de voir des personnes en souffrir. Cela justifie de se demander s’il est possible de perdre ses cheveux exactement comme ses parents.

Après avoir défini des généralités sur la calvitie, il est utile ici de s’intéresser à sa forme héréditaire et plus précisément à celui des parents qui la transmet. Certains éléments connus pour l’aggraver sont également présentés ci-dessous.

Il existe par ailleurs des traitements à adopter afin de remédier efficacement aux effets de la calvitie héréditaire.

Généralités sur la calvitie

À priori, la chute de cheveux est un phénomène tout à fait naturel chez l’homme. Quant à la calvitie androgénétique, elle est une pathologie liée aux hormones masculines. Ces dernières provoquent une perte prématurée des cheveux.

Cela s’explique par le fait que la DHT ou dihydrotestostérone accélère la phase anagène de leur cycle de vie. La conséquence sur le long terme est un dysfonctionnement des cellules situées au niveau du cuir chevelu, et l’arrêt de l’activité du follicule pileux.

Généralement, les personnes qui présentent ce type de pathologie ont des antécédents familiaux, ce qui justifie l’appellation de calvitie héréditaire.

La calvitie héréditaire chez l’homme et chez la femme

Que ce soit chez la femme ou l’homme, la calvitie est précédée de nombreux signes annonciateurs qui se manifestent de diverses manières.

La calvitie chez l’homme

Les études scientifiques ont permis de déterminer les diverses étapes de manifestation de la calvitie héréditaire chez l’homme. En se basant sur l’échelle de Norwood-Hamilton, il est possible de les classer en 7 différentes phases qui sont :

  • Une chute anodine de cheveux au niveau des golfes frontaux et des tempes ;
  • Un éclaircissement de la chevelure et sa réduction sur le front et les tempes ;
  • Un dégarnissement accentué des cheveux vers l’arrière sur les tempes et au niveau des golfes frontaux ;
  • Un dégarnissement du sommet du crâne ;
  • Un accroissement de la perte des cheveux situés sur le front et le sommet du crâne ;
  • Un élargissement des zones dégarnies qui commencent à se rejoindre.

La dernière phase laisse subsister des cheveux exclusivement au niveau de la zone occipitale de la tête. Une fois cette phase passée, la calvitie héréditaire est complète.

La calvitie chez la femme

Contrairement aux hommes, la calvitie héréditaire chez la femme est moins impressionnante. Elle n’entraine pas une perte importante des cheveux au sommet du crâne. Cette alopécie androgénétique attaque de multiples zones sur la tête. Elle se manifeste par :

  • Un dégarnissement frontal très rare et qui peut toucher le golfe frontal et les tempes ;
  • Un dégarnissement sur le haut du crâne qui fait tomber les cheveux le long de la raie centrale, sans atteindre le front ;
  • Un dégarnissement sur les côtés qui concerne la zone située au-dessus des oreilles et les tempes.

Chez la femme ou l’homme, l’alopécie présente les mêmes causes.

L’alopécie et le chromosome 20

La calvitie héréditaire est liée à un dérèglement hormonal de la testostérone qui entraine une accélération du cycle de vie des cheveux et se solde par l’arrêt de l’activité des follicules pileux.

Suite à une étude menée en 2008, les scientifiques ont établi un rapport entre la perte de cheveux après 45 ans et le chromosome 20. Les gènes qui s’y trouvent sont généralement transmis par le père, mais également par la mère.

Cette découverte vient appuyer l’hypothèse selon laquelle la majorité des alopécies chez les hommes sont héréditaires.

La calvitie : Un héritage génétique maternel

Une étude de l’université d’Édimbourg en Écosse est considérée comme la plus vaste ayant été menée sur la calvitie. Au cours des travaux, les chercheurs ont découvert qu’il existait plus de 200 sous-groupes de gènes ayant un lien avec l’alopécie.

Quelques-uns d’entre eux sont rattachés au chromosome X qui est exclusivement transmis aux hommes par leurs mères. Ainsi, selon cette étude, si le grand-père maternel d’un individu était chauve, il existe une forte probabilité que celui-ci le soit également.

Les facteurs aggravant la calvitie génétique

En dehors des causes génétiques, il existe de nombreux facteurs qui favorisent une apparition prématurée de la calvitie aussi bien chez l’homme que la femme. Ils sont purement d’ordre sanitaire.

L’alimentation

Il est important de mentionner le rôle que joue l’alimentation dans l’apparition prématurée de la calvitie héréditaire. En effet, le corps humain a besoin de nombreux nutriments. Il en est de même pour les cheveux dont la croissance dépend en majeure partie des repas consommés.

Ainsi, un régime alimentaire déséquilibré accroît les chances d’avoir une calvitie.

Les carences en fer, en vitamine B, en zinc, en silicium et en cuivre sont dangereuses pour la santé des cheveux. Pour ce faire, il est conseillé de bien se nourrir et d’éviter les consommations incontrôlées d’alcool et de tabac.

Le stress

Au nombre des éléments qui peuvent être sources d’alopécie, le stress et l’anxiété figurent en bonne place. Les bouleversements qu’ils provoquent au quotidien dans la vie des individus ont pour effet d’entrainer des transformations physiques.

L’une des retombées possibles de ces bouleversements est l’augmentation rapide des hormones androgènes qui provoquent le vieillissement des cheveux et leur chute.

Le soleil

Chez certaines personnes, le soleil est à la base du développement d’une alopécie. Les longues expositions au soleil ont en effet pour conséquence de dessécher le cuir chevelu et de fragiliser les follicules pileux.

C’est aussi pour cette raison qu’il est recommandé de se couvrir la tête en cas d’exposition prolongée.

De manière plus générale, les shampoings trop chimiques, les bouleversements hormonaux ainsi que les pathologies liées à la peau peuvent accélérer les effets d’une calvitie héréditaire.

Quels sont les traitements contre la calvitie génétique ?

Lorsqu’une personne est atteinte de calvitie héréditaire, certains des traitements qui peuvent être mis en œuvre sont présentés ci-dessous.

La micro-greffe

La micro-greffe de cheveux est une technique de lutte contre la perte définitive de cheveux. En plus d’être très efficace, elle s’inscrit sur le long terme. Elle consiste à prélever des bulbes de la zone occipitale de la tête et à les implanter sur les zones dégarnies.

Cette méthode est applicable aussi bien pour les femmes que pour les hommes. Le seul inconvénient à ce traitement, réside dans son coût.

Les prothèses capillaires

La pose de prothèses capillaires est également un moyen de lutter contre la calvitie. Il s’agit de perruques réalistes et de bonne qualité qui permettent de camoufler la perte capillaire avec un accessoire. Il en existe pour une large variété de goûts.

La luminodermie

La luminodermie est un traitement efficace pour lutter contre l’alopécie chez l’homme et la femme. Elle consiste à émettre une lumière froide sur le cuir chevelu.

Cela a pour effet de provoquer la production de collagène, de réguler la glande sébacée et d’accroitre la division cellulaire des bulbes pour permettre à la personne concernée de retrouver sa densité capillaire.

Les solutions médicamenteuses

Il en existe plusieurs. Le Finastéride est un comprimé qui peut ralentir les pertes et favoriser la repousse de cheveux après quelques mois de traitement.

Quant au Minoxidil, il s’agit d’une lotion à appliquer sur les zones dégarnies de la tête plusieurs fois par jour dans le cadre d’un traitement à vie. Ces traitements médicamenteux ont cependant des effets secondaires non négligeables.

Il faut donc retenir que la calvitie héréditaire est un phénomène qui s’inscrit dans l’ordre des choses et qu’il convient, pour toute personne qui y est prédisposée, de prendre les mesures idoines très tôt pour retarder ses manifestations.