Si l’hypersensibilité aux androgènes est le plus souvent héréditaire, notamment chez les hommes, il existe bien d’autres causes de la calvitie. Il peut s’agir en effet de carences nutritionnelles, de troubles physiologiques ou psychiques, de traitements médicaux ou capillaires.

Ils provoquent généralement soit une fragilisation, soit une raréfaction des cheveux avant de conduire à une chute capillaire.

En fonction du facteur déclencheur, la perte des cheveux peut être partielle ou totale, diffuse ou localisée, définitive ou réversible. Cet article se propose de présenter les différentes causes de la calvitie.

Les causes hormonales et génétiques

Généralement héréditaire, ce type de calvitie est causé par une surproduction d’hormones mâles appelées androgènes. On parle alors d’alopécie androgénétique.

En effet, lesdites hormones, notamment associées à la testostérone, provoquent une accélération du cycle de vie des cheveux qui se renouvellent et meurent de façon précoce.

L’alopécie androgénique se localise généralement au niveau des golfes temporaux, au sommet du crâne et sur la partie frontale du cuir chevelu.

Lorsqu’elle n’est pas très avancée, cette chute irrévocable des cheveux peut être repoussée grâce à des traitements spécifiques.

En dehors de ce facteur plus courant, il existe de nombreuses autres causes de la calvitie.

L’insuffisance alimentaire et les carences afférentes

Une alimentation déséquilibrée peut négativement agir sur la croissance des follicules pileux et causer une perte de cheveux. Ainsi, des carences en vitamines ou en minéraux peuvent être à l’origine d’une calvitie.

  • Le fer est un oligo-élément essentiel à la nutrition des cellules responsables de la reproduction des cheveux. En cas de carence ferrique, les cheveux deviennent très fins et peuvent se raréfier ;
  • Les insuffisances en biotine (vitamine B8) et en acide folique (vitamine B9) ralentissent le métabolisme des tissus en charge de la multiplication des cellules des follicules pileux. Cela peut entraîner une chute des cheveux ;
  • Le manque de zinc perturbe l’activation des enzymes devant contribuer au renforcement de la fibre capillaire grâce aux protéines synthétisées. Cela provoque un assèchement et une cassure du cuir chevelu ;
  • Le déficit en acides aminés soufrés, indispensables à la synthèse de la kératine, engendre une fragilisation et une chute des cheveux ;

Des maladies ou traitements

Un problème de santé ou un traitement médical peuvent être à l’origine d’une chute capillaire.

Les troubles thyroïdiens

Principalement féminin, ce type d’alopécie est dû à un dysfonctionnement de la glande thyroïde dont les hormones sont indispensables à la croissance des cheveux.

En effet, les hormones thyroïdiennes (thyroxine et triiodothyronine) peuvent être sécrétées en plus faible ou en plus grande quantité.

Dans le premier cas, on parle d’hypothyroïdie. Cette pathologie provoque un dysfonctionnement du cycle pilaire ainsi qu’une chute précoce et excessive des cheveux.

L’hyperthyroïdie quant à elle accélère la phase de repos des follicules pileux et entraîne un amincissement des cheveux.

La pelade

Pouvant survenir autant chez l’adulte que chez l’enfant, la pelade est l’une des causes de la calvitie les plus prononcées. C’est une maladie auto-immune provoquant la sécrétion d’anticorps qui s’attaquent aux racines capillaires et empêchent la pousse des cheveux.

Elle se développe par plaques. Il s’agit de zones chauves qui se présentent sous forme de petits cercles de deux à trois centimètres de diamètre et qui peuvent s’étendre à l’ensemble du crâne. Il faut noter que la chute capillaire dans ce cas est passagère.

Le SOPK ou syndrome des ovaires polykystiques

Le SOPK fait partie des causes de la calvitie les plus récurrentes chez les femmes. Du fait de l’hyperandrogénie qui y est associée, cette maladie entraîne une perte des cheveux qui commence généralement au milieu du cuir chevelu pour s’étendre à la partie antérieure.

L’hypopituitarisme

L’hypopituitarisme est un déficit des sécrétions hypophysaires. Ce trouble hormonal peut être à la base d’une chute conséquente de cheveux.

Les traitements anti-cancéreux

Destinée à bloquer la division des cellules dont celles du cancer, la chimiothérapie attaque également les cellules du bulbe folliculaire, provoquant ainsi une alopécie. Dans ce cas, la maladie est temporaire et disparaît dès la fin du traitement.

Certains traitements médicamenteux

Les stéroïdes anabolisants, les immunodépresseurs, les antifongiques, les anticoagulants et bien d’autres médicaments peuvent potentiellement être des causes de la calvitie.

Quelques-uns interrompent la croissance des cheveux tandis que d’autres interviennent durant la phase télogène provoquant une perte importante de cheveux.

Autres causes de la calvitie

Plusieurs autres facteurs, physiologiques ou non, peuvent faciliter le déclenchement ou l’évolution de la calvitie.

Le stress

Un stress trop important et une angoisse permanente peuvent provoquer un dysfonctionnement des follicules pileux et subséquemment une chute importante de cheveux.

Ce phénomène appelé effluvium télogène consiste en une dormance des follicules pileux. Le dégarnissement qui en résulte est diffus et peut s’étendre à la totalité du cuir chevelu.

Il n’est cependant pas irréversible et peut tout à fait se maîtriser. Généralement, les cheveux repoussent d’eux-mêmes quelques mois après la dissipation du stress.

La sénilité

La vieillesse est l’une des causes de la calvitie les plus courantes. En effet, l’alopécie touche près de la moitié des hommes âgés de plus de 50 ans.

Le vieillissement capillaire est notamment dû à des facteurs génétiques à savoir les troubles hormonaux et la production insuffisante de kératine qui affectent la qualité des cheveux et peuvent en provoquer la chute.

La ménopause

Du fait du dérèglement hormonal qui survient à cette période de la vie, la ménopause reste l’une des principales causes de la calvitie chez les femmes. En effet, la concentration des œstrogènes connaît une baisse importante alors que le taux des androgènes reste plus ou moins stable.

Ce déséquilibre hormonal favorise l’action des androgènes sur les cheveux, entraînant ainsi leur appauvrissement et leur chute.

L’alcoolisme

Une consommation importante et fréquente de l’alcool entraîne une carence en vitamine B. Or, cette vitamine est importante pour la production du cheveu.

L’abus d’alcool peut également ralentir l’activité du foie et par conséquent la synthèse normale des nutriments essentiels à la formation et à la croissance capillaires.

Les soins capillaires trop agressifs

La pression exercée sur les cheveux par des traitements capillaires inadéquats, les brushings, les séchages répétitifs et les shampooings agressifs peuvent provoquer une dégradation capillaire.

Par ailleurs, des coiffures trop serrées et répétées peuvent également être à l’origine d’une disparition temporaire des cheveux. On parle alors de calvitie par traction.

Les causes de la calvitie : En définitive

La perte des cheveux est généralement le résultat d’un bouleversement hormonal qui affecte la durée de vie des cycles pilaires. Même si les femmes aussi en souffrent, elle touche le plus souvent les hommes et est habituellement héréditaire.

Il existe cependant de nombreuses autres causes de la calvitie mineures ou non qui sont pour la plupart à l’origine de chutes passagères.