Avec l’évolution de la médecine, de nombreuses solutions qui présentent des niveaux d’efficacité variés ont été conçues afin d’assurer le traitement de la calvitie.

Toutefois, l’efficacité des traitements dépend généralement du niveau d’avancement du mal ainsi que de plusieurs autres facteurs.

En tout état de cause, entre la greffe de cheveux, les médicaments ou encore la luminothérapie, il existe diverses alternatives pour garantir le traitement de la calvitie.

Les médicaments : Une solution simple pour le traitement de la calvitie

Les médicaments sont le mode de traitement de la calvitie le plus prisé par les patients. La raison en est qu’ils allient la simplicité d’usage à l’efficacité. Les plus fréquemment prescrits par les médecins sont le Minoxidil et le Finastéride.

Le Finastéride

Le Finastéride est la solution médicamenteuse la plus connue pour le traitement de la calvitie. À l’origine, il était utilisé dans le cadre du traitement de l’hypertrophie bénigne de la prostate. C’est par la suite qu’il a été formulé pour traiter la calvitie.

Son mode d’action consiste à inhiber l’action de l’enzyme qui est à la base de la transformation de la testostérone en dihydrotestostérone ou DHT, l’hormone à la base de la disparition des cheveux chez l’homme.

Le médicament modifie le signal hormonal en ordonnant au follicule de poursuivre la production de cheveux. Le Finastéride est donc en mesure de relancer la production des follicules pileux restés inactifs et de stimuler la repousse des cheveux, même après la disparition de ces derniers.

Bien qu’il soit considéré comme le traitement de la calvitie le plus efficace, le Finastéride a le désavantage de générer de nombreux effets secondaires. Il entraîne par exemple chez le patient masculin :

  • Une baisse de libido ;
  • Des troubles de l’érection ;
  • Une anomalie de l’éjaculation ;
  • Un gonflement mammaire ;
  • Des troubles psychologiques.

Il s’avère par ailleurs inopérant pour traiter la calvitie chez les femmes.

Le Minoxidil

Ce produit a pour propriété de ralentir la chute des cheveux. Parfois, il contribue même à leur repousse. À la base, le Minoxidil a été développé pour lutter contre l’hypertension.

En favorisant la vasodilatation des vaisseaux sanguins, il a une action positive sur l’activité du follicule pileux. Le Minoxidil existe en lotion à appliquer sur le cuir chevelu deux fois par jour. Le traitement se fait à vie.

À l’instar du Finastéride, il présente quelques effets secondaires. Mais ces derniers sont beaucoup moins dangereux. Il s’agit entre autres de :

  • La baisse de la tension artérielle ;
  • L’eczéma ;
  • Des irritations locales.

En dehors de ces deux solutions qui se sont imposées comme les traitements phares contre la calvitie, il existe de nombreux autres médicaments qui ont fait leurs preuves. Dans tous les cas, il est essentiel de consulter un médecin avant de commencer un traitement de la calvitie.

Il faut par ailleurs garder à l’esprit que tous les médicaments ne produisent pas les mêmes résultats pour tous les patients. De plus, les effets secondaires qui résultent de leur utilisation sont une bonne raison de prendre toutes les précautions qui s’imposent. Cliquez ici pour découvrir les bienfaits du Minoxidil.

La greffe capillaire

En dehors des médicaments, la greffe capillaire est l’une des meilleures alternatives pour le traitement de la calvitie. Il en existe plusieurs types. Les méthodes les plus employées sont la Follicular Unit Transplantation (FUT) et la Follicular Unit Extraction (FUE).

Elles consistent à prélever un morceau de cuir chevelu contenant les cheveux du patient ou certains de ses follicules pileux. Les follicules sont ensuite implantés sur la partie dégarnie de la tête. La durée de l’intervention s’étend en moyenne sur quelques heures.

Il est possible de répéter l’intervention en fonction des besoins. Mais ces interventions doivent être espacées d’au moins trois mois. Le principal avantage de cette solution est que les cheveux sont naturels et qu’il n’est nécessaire de suivre aucun traitement particulier.

La greffe capillaire requiert cependant un investissement financier important.

La greffe FUT

La méthode de greffe de cheveux FUT a été élaborée en 1970. Communément appelée la « technique de la bandelette », la greffe FUT consiste à prélever une bandelette de cuir chevelu sur une zone de repousse permanente de la chevelure du patient.

Cette bandelette est ensuite fractionnée en un certain nombre d’unités capillaires qui sont implantées sur la zone dégarnie de la tête du patient. Avant l’étape de l’implantation, des ouvertures sont pratiquées par incision sur la zone dégarnie afin de recevoir les greffons.

En raison des cicatrices que peut causer cette technique, elle est de moins en moins pratiquée. Elle demeure néanmoins une alternative de choix dans certains cas spécifiques.

La greffe FUE

Inspirée de la FUT, la méthode FUE fonctionne d’une manière similaire. La différence majeure se situe au niveau du prélèvement. Ici, il n’est pas nécessaire pour le chirurgien de prélever une bande toute entière du cuir chevelu.

Les follicules pileux sont plutôt prélevés un à un à partir de la zone donneuse du patient. Ils sont par la suite implantés sur la zone receveuse.

La greffe IFA

Plus récente, la méthode d’Implantation Folliculaire Automatisée ou IFA se distingue des deux premières par le fait que le prélèvement des follicules pileux est réalisé par une machine. Le geste d’extraction est réalisé par un robot Safer, Artas ou Neograft.

Après le prélèvement, l’implantation s’effectue à travers des incisions pratiquées sur la zone dégarnie de la tête du patient. La méthode IFA est connue pour être invasive.

La greffe DHI

La Direct Hair Implantation ou DHI est une version évoluée de la FUE. Elle consiste pour un praticien expérimenté, à prélever et implanter les follicules un à un.

Réalisée à la main, notamment à l’aide d’un injecteur de cheveux DHI à la précision remarquable, la technique permet au professionnel d’avoir tout le contrôle de l’opération. Il peut donc agir sur l’angle et la profondeur d’implantation de chaque follicule pileux.

Cette méthode non invasive ne requiert aucune incision ni sur la partie donneuse ni sur celle receveuse. Elle ne laisse donc place à aucune cicatrice.

Les autres solutions

Au lieu de se faire greffer ses propres cheveux, il existe une autre technique qui consiste à se faire greffer des implants. Ceux-ci sont assimilables à de vrais cheveux. Même si le prix semble plus accessible, cette technique présente un inconvénient majeur : le risque de rejet.

Outre cette solution, de nombreuses autres existent pour lutter contre la calvitie et stimuler la pousse des cheveux. C’est le cas par exemple des traitements par injection comme la mésogreffe, le PRP, le microneedling ou encore la mésothérapie.

Le rôle de ces solutions est de favoriser la stimulation de l’activité capillaire.

De plus en plus de personnes commencent à se tourner vers la luminothérapie pour le traitement de la calvitie. La prothèse capillaire et la trichopigmentation sont aussi des solutions envisageables pour assurer le traitement de la calvitie.

Par ailleurs, il est recommandé d’éviter au maximum les solutions miracles proposées dans les magazines. Pour la plupart, elles n’ont pas été scientifiquement éprouvées et pourraient donc faire perdre en plus des cheveux, beaucoup d’argent.

Les facteurs permettant d’apprécier l’efficacité d’un traitement de la calvitie sont donc nombreux.