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Le point des connaissances sur la calvitie

calvitie

La calvitie est un phénomène bien connu sous tous les cieux car elle a, de tout temps, affecté des personnes de toutes origines. Perdre des cheveux est un fait naturel : il est normal pour les hommes comme pour les femmes, d’en perdre jusqu’à plusieurs centaines chaque jour.

Le ratio habituel sur une tête chevelue est de 10% de cheveux en phase de chute contre 85% en phase de croissance. C’est le basculement de ce ratio avec une accélération du rythme de chute qui constitue le premier signe annonciateur d’une perte importante de cheveux.

Comprendre ce phénomène nécessite, outre sa simple définition, d’en connaître les manifestations, la typologie et surtout les causes. C’est en effet la maîtrise de ces causes qui facilite la démarche de prise en charge du phénomène et permet d’envisager des solutions pour y faire face.

Un certain nombre de solutions existe déjà et permet aux personnes affectées d’obtenir des résultats de divers ordres. Qu’elles soient chirurgicales, médicamenteuses ou naturelles, ces solutions visent à limiter les effets de la calvitie qui peuvent s’avérer dévastateurs pour certaines personnes.

Comprendre la calvitie

Le phénomène de la calvitie est présenté ici dans ses manifestations, dans ses différentes formes et dans les causes qui peuvent en être à l’origine. Mais sa compréhension passe en premier lieu par sa définition.

La définition

Connue sous le terme scientifique d’alopécie, la calvitie est une perte de cheveux, totale ou partielle, qui affecte principalement les hommes, mais également des femmes, dans une moindre mesure. Elle est le dernier stade d’une alopécie androgénétique.

La plus grande proportion d’hommes affectés s’explique par le rapport étroit du phénomène avec les hormones masculines. Ainsi, alors qu’il peut toucher jusqu’à deux-tiers des hommes de plus de 50 ans, il n’affecte qu’environ 2% des femmes.

S’il est habituel de voir des personnes d’âge mûr affectées par le phénomène, il faut savoir qu’il peut également se manifester chez des sujets plus jeunes, dès l’adolescence.

Les manifestations

Si la perte de cheveux est normale et naturelle, la perte de plus de 1 000 cheveux par jour est un premier signe de calvitie. Les premières manifestations s’observent le plus généralement à partir de la quarantaine chez la plupart des hommes.

Les réalités sont cependant suffisamment disparates pour mériter d’être précisées ici :

La chute de cheveux commence généralement au niveau des golfes temporaux et du crâne. Le phénomène évolue ensuite progressivement et s’étend au toupet, à la tonsure puis au front, mais laisse presque systématiquement intacte l’arrière de la tête qui reste garni.

Chez les femmes, la chute de cheveux aboutit dans très peu de cas à une calvitie. Le dégarnissement s’observe principalement sur la zone de la raie des cheveux qui se dégage progressivement.

 

Les différents types de calvitie

Les chutes de cheveux peuvent prendre diverses formes. On peut ainsi observer :

 

Une typologie plus rigoureuse de la calvitie a été réalisée par le docteur Hamilton dans le courant des années 1950. L’échelle Norwood-Hamilton établie à cet effet permet de distinguer 7 stades du phénomène :

Dans la quasi-totalité des cas, la zone de la couronne n’est pas affectée et le phénomène laisse subsister des cheveux à l’arrière de la tête de l’individu.

 

Les causes

Les causes de la calvitie sont variées et vont de l’hérédité à l’asthénie en passant par le stress ou encore la médication. Ces causes peuvent être réparties en trois grandes catégories.

 

Les causes hormonales

Certaines hormones masculines ont un rôle avéré dans la calvitie. C’est notamment le cas de la testostérone qui, sous l’action de la 5-alpha réductase, se transforme chez l’homme en dihydrotestostérone (DHT), encore appelée androstanolone.

Cette hormone androgène est en charge de certains caractères sexuels chez l’homme, mais provoque également une accélération du cycle de vie des follicules pileux qui s’épuisent rapidement, se miniaturisent et ne produisent plus de cheveux.

Chez les eunuques dont l’organisme ne produit pas de testostérone, l’effet des hormones masculines est considérablement réduit et il n’existe quasiment pas de cas de calvitie.

 

Les causes génétiques

A l’Université d’Edimbourg, une étude s’est focalisée sur la transmission génétique de la calvitie. Elle a été réalisée sur près de 52 000 hommes. Il en résulte que le chromosome X transmis par la mère est le principal facteur génétique impliqué.

Ainsi, cette forme d’alopécie, bien qu’héréditaire, ne se transmet toutefois pas, en priorité, de père en fils.

 

L’hygiène de vie et les autres causes

La perte de cheveux est progressive dans la plupart des cas. Lorsqu’elle est rapide et précipitée, elle est bien souvent le résultat d’une hygiène de vie inadaptée. Les causes peuvent alors en être :

Ces causes sont valables pour les hommes autant que pour les femmes. Chez les femmes en particulier, un arrêt de la prise de pilules contraceptives, une augmentation du taux d’hormones androgènes ou encore une péri-ménopause peuvent être des causes de calvitie.

 

Des effets variables selon les personnes

La calvitie a des effets observables sur l’apparence physique de la personne affectée. Mais elle en a également sur le plan psychologique. L’impact de ses effets varie en fonction des personnes.

Sur le plan physique

L’alopécie donne lieu à des changements manifestes sur le visage et est généralement associée au vieillissement, à l’opposé de la chevelure fournie qui est signe de fraîcheur et de bonne santé.

A une personne encore jeune, la perte de cheveux donne un aspect vieilli. Il existe cependant diverses manières de s’affranchir de tout complexe et de valoriser son aspect physique malgré un dégarnissement.

Chez l’homme comme chez la femme, la perte de cheveux est naturelle et constitue une différence qui peut tout à fait être arborée comme un élément de charme. Le crâne rasé est d’ailleurs un style tout à fait assumé pour de nombreux hommes et femmes.

 

Sur le plan psychologique

Au plan psychologique, de nombreuses personnes ont de la peine à assumer leur calvitie et l’assimilent à une apparence disgracieuse. C’est principalement le cas chez les femmes qui voient dans la chevelure un élément indispensable de la féminité et de la séduction.

Les réalités sociales et sociologiques auxquelles chacun se soumet sont déterminantes dans la perception que l’on peut avoir des effets d’une alopécie. Le plus simple est donc d’apprendre à vivre avec ce phénomène ou de se mettre en quête d’une solution.

Si le choix fait est celui d’y remédier, il est important de s’y prendre tôt, avant qu’une majorité de follicules aient perdu toute aptitude à produire des cheveux.

Mais il est essentiel de comprendre le caractère normal et naturel du phénomène afin de ne pas y ajouter une dépression ou un stress qui n’aurait pour effet que de l’aggraver et de dégrader la qualité de vie.

 

Lutter contre la calvitie : Les solutions envisageables

Les vitamines B5, B6 et PP ainsi que les acides aminés soufrés sont nécessaires à la pousse des cheveux. Une alimentation riche en ces éléments est donc une solution envisageable à la perte de cheveux. Il existe diverses autres solutions qui sont présentées ci-après.

Les accessoires capillaires

Les perruque et moumoutes sont des solutions simples pour camoufler une calvitie. La diversité de styles que permettent ces accessoires ouvre un univers tout nouveau aux personnes qui y recourent. Celles-ci peuvent ainsi varier leur apparence au fil du temps, en fonction des accessoires choisis.

Cette solution ne satisfait cependant pas tout le monde et diverses autres solutions sont envisageables.

 

Les traitements médicamenteux

Il existe à ce jour deux médicaments qui ont prouvé leur efficacité contre l’alopécie. Ils peuvent être prescrits par un dermatologue et présentent des caractéristiques spécifiques.

Le Minoxidil

Ce traitement médicamenteux est disponible sous la forme de lotion. Il s’applique à la base du cuir chevelu, matin et soir, sur les zones affectées par la chute de cheveux.

Les résultats s’observent après au moins trois mois de traitement et varient en fonction des individus. Tandis que certaines personnes n’enregistrent aucun changement, d’autres voient les chutes de cheveux se stabiliser et d’autres encore assistent à la repousse de leurs cheveux.

Le traitement provoque des effets secondaires identifiés qui se résument à des cheveux gras, des rougeurs, des pellicules, des démangeaisons du cuir chevelu et des irritations. Il faut par ailleurs veiller à ne pas l’appliquer ailleurs que sur le cuir chevelu car il favorise l’apparition de pilosité.

Lorsqu’il est arrêté, le traitement laisse se poursuivre la perte de cheveux ; il doit donc être maintenu à vie.

 

Le Finastéride

Cette solution réservée aux hommes consiste en une pilule à ingérer par voie orale et dont les effets s’observent au bout de trois à six mois. Là encore, les résultats varient en fonction des personnes.

Si ce traitement ne présente aucune interaction avec d’autres médicaments ou aliments, il est toutefois connu pour causer des troubles des fonctions sexuelles et de la dépression. Il exacerbe par ailleurs le risque de cancer du sein.

Le principe actif employé ici affecte la testostérone qui est une hormone masculine. Cette solution est donc inopérante chez les femmes. Elle est en outre contre-indiquée pour les hommes jeunes.

 

Les traitements médicamenteux en cours de développement

La recherche médicale sur la prise en charge médicamenteuse de la calvitie se poursuit et de nouvelles molécules pourraient bientôt voir le jour à cet effet. Ces recherches portent sur le bimatoprost, connu pour favoriser la repousse des cheveux, et sur le lanatoprost.

Outre ces composés de la famille des prostaglandines, les facteurs de croissance sont aussi à l’étude et pourraient permettre de disposer d’alternatives diversifiées.

Il est impossible de faire repousser les cheveux lorsque le phénomène de chute est très avancé : peu importe le traitement médicamenteux envisagé, il est donc nécessaire de s’y prendre tôt.

 

Le traitement chirurgical : La greffe capillaire

La greffe de cheveux est une procédure chirurgicale pour traiter la calvitie qui se pratique suivant diverses techniques. Certaines d’entre elles sont historiques et d’autres sont plus récentes, voire tout à fait modernes. Leurs résultats, définitifs, peuvent mettre jusqu’à 12 mois pour présenter leur aspect final.

 

Une intervention chirurgicale

La greffe de cheveux est une procédure chirurgicale à part entière. Elle suppose donc :

Si elle peut être envisagée à tout âge chez la femme, il est recommandé aux hommes d’attendre 30 à 40 ans pour s’y soumettre. La raison en est que c’est dans cette tranche d’âge que l’activité hormonale et les chutes de cheveux commencent à se stabiliser chez les hommes.

La greffe de cheveux relève de la chirurgie esthétique et se pratique largement dans le cadre du tourisme médical.

 

La greffe Follicular Unit Transplantation (FUT)

Cette technique de greffe de cheveux existe depuis une quarantaine d’années. Elle consiste pour le chirurgien à prélever à l’arrière de la tête du patient, une bandelette de cuir chevelu. Cette zone est choisie car elle est la plus résistante aux effets de l’alopécie.

Les unités folliculaires sont ensuite extraites de la bandelette puis implantées sur les zones dégarnies de la tête du patient. La technique, invasive, laisse une cicatrice visible sur la zone de prélèvement. La greffe FUT est encore appelée technique de la bandelette.

 

La greffe Follicular Unit Extraction (FUE)

La technique FUE a été pratiquée pour la première fois par le docteur Ray Woods. Pour sa mise en œuvre, le praticien sélectionne puis extrait chaque follicule pileux individuellement à partir de la zone donneuse du patient.

Ces follicules sont conservés dans une solution physiologique et des incisions sont pratiquées sur la zone receveuse. Les follicules y sont ensuite implantés. L’intervention est plus longue que la technique FUT, mais elle est moins invasive et ne laisse quasiment pas de cicatrice.

Des méthodes de greffe plus modernes

Les méthodes de greffe ont fait l’objet de diverses améliorations pour gagner en efficacité. La greffe FUE se pratique ainsi avec des lames de saphir ou par ajout de PRP pour des résultats optimaux.

De nouvelles méthodes ont également été développées. C’est le cas de la technique Direct Hair Implantation (DHI) et de l’Implantation Folliculaire Automatisée (IFA).

 

Les traitements naturels

Sans recourir à des médicaments ni à une procédure chirurgicale, il existe des méthodes naturelles qui sont employées dans la lutte contre la calvitie. Elles mettent en œuvre de l’ail, du citron, de l’oignon, du lait de coco, des carottes, du vinaigre de pomme ou encore de l’Aloe Vera.

Toutes les recettes à ce sujet supposent une application des mélanges sur le cuir chevelu, quelques fois un massage du cuir chevelu, puis un rinçage après un certain temps. Il n’existe toutefois pas de donnée scientifique quant à l’efficacité de ces solutions.

 

Des astuces pour prévenir la calvitie

Prévenir une calvitie nécessite de savoir ce qui est susceptible d’en être la cause. Ainsi que mentionné précédemment, les causes du phénomène peuvent être diverses. Certaines échappent totalement à la volonté de la personne affectée tandis que d’autres peuvent être contrôlées.

Pour les facteurs contrôlables, le meilleur moyen de prévention consiste à les réduire. Cette démarche se résume bien souvent à l’adoption d’une bonne hygiène de vie. Les apports alimentaires en fer permettent aussi de freiner le développement d’une calvitie.

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